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10 chefs-d'oeuvre ou films culte qui nous gonflent
Par La Rédaction — 31 oct. 2018 à 19:00
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On a tous en tête au moins un film, dont le label "chef-d'oeuvre pour l'éternité" ou film culte nous laisse à minima totalement de marbre, voire nous agace. Des membres de la Rédac livrent leurs verdicts un peu trempé dans l'acide sur 10 films.

La Vie est belle (1998)
1. La Vie est belle (1998) +
Par Olivier Pallaruelo
BAFTA du meilleur acteur pour Roberto Benigni, César du Meilleur film étranger, trois oscars dont celui du Meilleur acteur, le Grand Prix au festival de Cannes de 1998, 4,7 millions d'entrées en France... C'est peu dire que La Vie est belle de l'acteur-réalisateur a suscité un engouement pas loin d'être sans précédent, et que j'étais prêt, moi aussi, à aimer ce film. Sauf que rien à faire. La fable humaniste et naïve de Benigni ne passe pas. La faute sans doute à l'acteur, déjà, qui en fait des tonnes au point d'en être carrément horripilant. N'est pas Chapplin qui veut. Mais sans doute et surtout avec une seconde partie, celle se déroulant dans le camp d'extermination, pas loin de relever à minima de l'énorme faute de goût; du moins, d'une très grande maladresse éthique.
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Avant-propos...

"Comment ??? Tu n'aimes pas 2001 l'odyssée de l'espace ou Blade Runner ??? Mais ce sont pourtant des chefs-d'oeuvre absolus de la SF !" Soyons honnête : on a tous ou presque en mémoire au moins un film dont on est totalement passé à côté, voire qui nous agace, pour diverses raisons. Et ce ne sont pas les moissons de récompenses et / ou l'aura de films cultes qui changeront quoi que ce soit dans ce ressenti. Au contraire même : ca peut laisser encore plus de marbre. Qu'à cela ne tienne, certains membres de la Rédaction livrent leurs films respectifs qui les ont laissé totalement hermétiques. Une sélection à rebrousse-poils, forcément subjective, on ne le dira jamais assez, et légèrement trempée dans l'acide. Et vous, c'est quoi le chef-d'oeuvre officiel ou film culte qui vous agace ?

La Vie est belle (1998)

Par Olivier Pallaruelo

BAFTA du meilleur acteur pour Roberto Benigni, César du Meilleur film étranger, trois oscars dont celui du Meilleur acteur, le Grand Prix au festival de Cannes de 1998, 4,7 millions d'entrées en France... C'est peu dire que La Vie est belle de l'acteur-réalisateur a suscité un engouement pas loin d'être sans précédent, et que j'étais prêt, moi aussi, à aimer ce film. Sauf que rien à faire. La fable humaniste et naïve de Benigni ne passe pas. La faute sans doute à l'acteur, déjà, qui en fait des tonnes au point d'en être carrément horripilant à gifler. N'est pas Chaplin qui veut. Mais sans doute et surtout avec une seconde partie, celle se déroulant dans le camp d'extermination, pas loin de relever à minima de l'énorme faute de goût; du moins d'une très grande maladresse éthique.

Avatar (2009)

Par Gauthier Jurgensen

La 3D existe depuis les premiers temps du cinéma. Dans les années 1950, Jack Arnold et Alfred Hitchcock tentaient déjà de la populariser avec L’Etrange Créature du Lac Noir et Le Crime était presque parfait. Même si la tentative de James Cameron de la remettre au goût du jour a un certain panache, on ne peut pas dire qu’Avatar bouleverse la science-fiction. L’exploration de Pandora n’offre pas beaucoup de surprises : une forêt, de grands hommes bleus qui parlent un dialecte vite abandonné pour préférer la langue des humains, quelques animaux pas si étranges que ça… La saga Star Wars parvient toujours à nous renseigner davantage sur ses planètes en vingt minutes qu’Avatar en 2h45. Reste l’intrigue, qui paraphrase Pocahontas avec les obsessions de James Cameron : militaires bourrins, exosquelettes mécaniques, punchlines convenues. Même si le spectacle est agréable, on est loin de la révolution cinématographique promise. Reste le succès du film au box-office mondial qui force le respect.

Les Evadés (1995)

Par Laurent Schenck

Premier du classement IMDB, le film de prison Les Evadés semble faire l'unanimité chez les spectateurs. Pourtant, les clichés y abondent : héros irréprochable injustement condamné, administration pénitentiaire corrompue et bien sûr le final improbable. Bref, si Les Evadés demeure, pour ma part, un divertissement honnête, sa vision de la réalité carcérale est bien trop naïve.

Les Sept Samouraïs (1954)

Par Thomas Imbert

Certes, Akira Kurosawa est l'un des maîtres incontestés du septième art, et certes, Steven Spielberg et George Lucas ne cessent de le citer parmi leurs influences. Si les 3 heures 27 minutes des Sept Samouraïs sont effectivement le prix à payer pour que les deux messieurs précédemment cités puissent à leur tour changer la face du cinéma, qu'il en soit ainsi. Mais force est d'admettre que, n'en déplaise aux puristes, l'image que je retiens surtout du chef-d'oeuvre en question est celle de ma montre. Ce cadran subitement chlorophormé par la toute-puissance d'un film impossible à éviter, autour duquel la trotteuse avait tout à coup décidé de se mettre au pas. Et puis, en fond sonore, les hurlements survoltés d'un casting qui ne cessait de gesticuler. Jusqu'à l'épuisement. Les Sept Samouraïs, finalement, nous pousse à un paradoxe assez inédit : d'un côté, on aspire sérieusement à le voir se calmer, prendre une grande inspiration et descendre de quelques décibels. De l'autre, on crève d'envie de le secouer pour qu'il avance un tout petit peu plus vite jusqu'à son extraordinaire plan final. Un émerveillement viscéral, une joie libératrice que seuls les naufragés à la vue d'un navire peuvent peut-être espérer comprendre.

Le Cinquième élément (1997)

Par Léa Bodin

Meilleur film de Luc Besson avec Léon selon les spectateurs d'AlloCiné, Le Cinquième élément est considéré comme un incontournable de la SF. Pourtant, difficile d'y voir autre chose qu'un gloubiboulga confus, épileptique, assez mal rythmé et beaucoup trop long. Tout ça fait quand même très mal aux yeux et on s'ennuie souvent.

Shining (1980)

Par Guillaume Nicolas

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui aime Shining version Kubrick et ceux qui préfèrent le roman de Stephen King. Si le principe fondamental d’une adaptation est de trahir l’oeuvre originale, Kubrick fait dans l’expropriation brutale. C’est de bonne guerre… jusqu’au moment où l’apport du réalisateur ne conjugue que redondance et ennui. Son jeu de piste mental et hanté est aussi monotone que la moquette de l’Overlook, répétition de motifs ad nauseam. A la (très) lente et progressive décomposition psychologique de Jack Nicholson, s’ajoutent celles de mon attention et de mon intérêt. Ok, le livre de King sombrait dans un final grand-guignolesque… mais au moins, on ne s’ennuyait pas.

Garden State (2004)

Par Julia Fernandez

Etiqueté "film indé culte" au moment de sa sortie, Garden State, le premier film de Zach Braff, est une référence pour beaucoup de cinéphiles trentenaires en matière de film générationnel sur les difficultés du passage à l'âge adulte. Après revisionnage, force est de constater que sa réputation a mal vieilli, tout comme son réalisateur : les atermoiements du héros sonnent terriblement plats, insipides et nombrilistes, reflet d'une époque désormais révolue de portraits d'anti-héros masculins et hétéronormés se voulant trop réalistes - en d'autres termes, ennuyeux à mourir.

The Artist (2011)

Par Jérémie Dunand

Évidemment encensé à sa sortie en salles, puis multi-récompensé, The Artist est certes une jolie déclaration d'amour au septième art. Oui, mais le problème c'est que derrière le cabotinage agaçant de Jean Dujardin et de Bérénice Bejo se cache surtout un marketing mensonger qui assure à qui veut l'entendre que The Artist est un petit film difficile à monter, que rien ne prédestinait à une telle carrière, alors que tout sonne "Film à Césars et à Oscars" dans son exécution et dans sa forme. Mais heureusement, le chien (paix à son âme) joue très bien.

Les Demoiselles de Rochefort (1967)

Par Corentin Palanchini

Tenter l'aventure de faire une comédie musicale française, est courageux. Nous abreuver de paroles idiotes et d'une mise en scène ayant étalonné à l'excès les couleurs en est une autre. Je ne vois qu'une nostalgie fort mal à propos pour excuser les plus de deux heures passées devant un film qui ne raconte pas grand-chose et dont les numéros dansés n'excusent pas le vide. S'il est souvent qualifié de "film qui rend heureux", j'ai pour ma part une autre conception du bonheur. Oscillant entre le fait divers, le feel-good movie et la comédie musicale, interprété par des acteurs qui surjouent et dans une ambiance niaise, Les demoiselles de Rochefort fut un calvaire pour moi. J'encourage néanmoins chacun à le regarder pour -espérons-le pour vous- avoir un autre avis que le mien.

Sueurs froides (1959)

Par Vincent Formica

Je peux complètement concevoir que Sueurs froides mérite sa place parmi les plus grandes oeuvres cinématographiques de tous les temps. Malgré tout, je n'arrive pas à aimer ce film, je lui ai donné plusieurs chances mais rien n'y a fait, je continue de m'ennuyer profondément. C'est la seule fois où je trouve le jeu de James Stewart agaçant au point d'avoir envie de le baffer à chaque fois qu'il fait les gros yeux devant des escaliers ! Horrible. Je crois même que ce film m'a tellement horripilé qu'il m'a refilé le vertige alors que je ne l'avais pas avant ! 2 heures 10 de supplice à attendre qu'il se passe quelque chose pendant que Stewart traque cette pauvre Kim Novak. Que les puristes me pardonnent !

Pierrot le fou (1965)

Par Laetitia Ratane

Oui A bout de souffle a été le film-phare de la Nouvelle Vague qui, en réinventant avec génie la manière de raconter des histoires, a insufflé au cinéma une énergie nouvelle. Oui il y a eu DétectiveUne femme est une femme et même Je vous salue Marie. Mais Pierrot le Fou ? Avait-on envie et/ou besoin de tant de déshumanisation des personnages au nom de l'iconoclasme? De tant de philosophie aux dépens du bon sens ? D'images montées si abruptement au nom de l'anarchie? Godard est le maître de l'expérimentation et après Pierrot, il y a eu bien pire en matière de déconnexion avec le public. Mais ce "chef d'oeuvre" là, avouons-le, a marqué le début de l'élitisme et du narcissisme d'un cinéma qui a trop souvent oublié qu'il était censé toucher, émouvoir, dire, convaincre, bref s'adresser à quelqu'un d'autre qu'à soi. "Qu'est-ce que je peux faire ? J'sais pas quoi faire ?" A l'image de la belle Anna Karina, l'ennui pour moi est total.
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